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L’art de la joie — Janvier 2020

L’art de la joie est le thème d’un atelier de groupe de 6 semaines qui explore les capacités étonnantes du cerveau à se reprogrammer pour le bonheur! Ensemble nous allons refaçonner nos schèmes de pensée et nos modes de fonctionnement selon les concepts de la neuroplasticité positive en travaillant le lien corps-esprit.

Basé sur la méthode de Rick Hanson, Ph.D. neuropsychologue américain, auteur du livre Le cerveau du Bouddha, le groupe L’art de la joie met l’emphase sur les expériences positives corporelles et mentales pour créer les ressources psychologiques nécessaires à la joie profonde.

  • 6 semaines: les vendredis du 31 janvier 2020 au 6 mars 2019. 19h00-21h00. Prix 360$

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Nous voulons cultiver la pleine conscience, la résilience, la gratitude, la compassion pour soi et un sentiment de pouvoir personnel. Ces expériences agréables deviennent des forces qui permettent de mieux composer avec les défis de la vie—avec moins de culpabilité, de négativité ou sentiment d’envahissement.  Read More

La joie pour tous

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La joie, comme c’est inspirant! Ça nous pogne aux tripes. Mais est-ce que c’est réaliste de vraiment tripper tout le temps? Est-ce exagéré de cultiver la joie dans un monde injuste, inégalitaire et violent? Sommes-nous égoïstes en tant que grands privilégiés occidentaux de toujours penser à nous-mêmes? moi, moi, et encore MOI?

Spoiler alert: oui et non

On le sait bien, c’est impossible d’être heureux à 100% 24h sur 7. La vie est faite comme ça. On n’a pas le contrôle sur notre malheur ni celui des autres. On est triste, déçu, découragé, traumatisé. C’est aussi vrai que la joie fait partie de notre héritage biologique grâce aux hormones de l’amour (ocytocine) et du bien-être (endorphines). Nous aurons droit à des moments d’exaltation…tôt ou tard!

Mais comment faire pour aller plus vite? Comment mieux vivre maintenant et ensemble? Et moralement, est-ce que cela a de l’allure?

Arroser son jardin

Le bouddhiste Thich Nhat Hanh propose la métaphore du jardin pour illustrer l’interdépendance entre le bien-être individuel et collectif. Si le jardin est laissé à lui-même, les mauvaises herbes poussent (la colère, la peur, la haine et l’oubli). On évite donc d’arroser, dit-il. Avec concentration et soin, on cultive les plantes souhaitées (la paix, la pleine conscience, la compréhension, l’amour, la joie). On arrose pour les faire grandir. Selon lui, la qualité de notre vie dépend des graines et des plantes arrosées. Et du coup l’art de l’arrosage sélectif du bon jardinier permet d’aider les autres à faire pousser des fleurs dans leur jardin aussi. C’est un élan de générosité et de solidarité qui déborde.

Neurones négatives

La neuropsychologie confirme que les pensées et les émotions négatives altèrent le cerveau et créent une autoroute de mal-être et de stress. Chaque fois qu’une expérience est répétée, les neurones s’attachent entre elles et se solidifient pour créer une voie où le courant passe de plus en plus rapidement. Déjà que le cerveau a une tendance à s’incliner vers l’anxiété et la négativité pour rester vigilant, assurant ainsi la survie. Donc des efforts soutenus sont essentiels à la longue, pour développer une tendance à s’incliner vers la positivité. Et…soyons réaliste, il faut pratiquer la joie chaque jour!

Créer un chemin dans la forêt

Pour créer les conditions propices à une joie durable, le processus neurologique positif peut être comparé à l’effort nécessaire pour frayer un chemin dans une forêt dense. Il faut couper des branches mortes oui, mais surtout venir y marcher souvent. On délaisse l’autoroute polluante pour retrouver la fraîcheur de la terre, de notre souffle, de la vie. On se donne des moments d’émerveillement. Chaque fois que l’on se retrouve–à notre insu–au loin sur le mega highway, on revient tout doucement aux arbres, au lac, au vent. On respire.

Ensemble ça va plus vite

Lorsque deux personnes marchent côte-à-côte, ou quand un groupe interagit ensemble, le chemin se dessine plus vite. Une empreinte joyeuse est renforcée dans le présent. Yeux dans les yeux, dans un état d’ouverture à soi-même et aux autres, notre sentiment d’appartenance s’enracine, nous donnant l’énergie nécessaire pour améliorer notre monde.

La joie pour tous

En somme, si l’on ne s’occupe pas de notre négativité inhérente, elle détruira la qualité de notre vie, notre santé, nos relations, notre terre. Si l’on pratique des exercices de neuroplasticité positive pour cultiver la joie, individuellement et en groupe, nos connexions humaines nourriront la confiance en notre pouvoir personnel.

Moralement ça marche!

Heather Veltman, Ph.D.
Art Ed. Psychothérapeute
Permis OPQ
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Le groupe L’art de la joie

Je vous invite à vous joindre à mon nouveau groupe de 6 semaines L’art de la joie pour approfondir votre neuroplasticité positive. On va avoir du fun! Places limitées. Faites-vite!

6 vendredis soir du 27 sept au 1er nov 2019, 18h00 à 21h00. Centre Un Pas Vers Soi. Rue Beaubien à Montréal. Prix $360.

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La joie et le cerveau

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Nous aspirons tous à vivre dans la joie, cet état de grâce qui nous fait sentir pleinement vivant. Mais comment faire? Surtout si l’on vit une peine, un deuil, une perte, une frustration.

Augmenter la vitalité 

En psychothérapie, l’art de la joie débute avec la diminution des symptômes de souffrance. Avec les outils de la Psychothérapie Corporelle Intégrée (PCI) on apprend à reconnaître et gérer le mal-être. Ensuite on met l’emphase sur le bien-être. La psychothérapeute aide la cliente* à tolérer une intensité plus grande dans son corps pour augmenter sa vitalité. On peut dire que c’est l’expansion du soi qui mène à la joie!

Le bonheur

Mais où est le bonheur dans tout ça? Comment être heureux quand on doit composer avec les aléas de la vie, réguler des émotions fortes, vivre des chocs, accepter des difficultés, faire des choix douloureux? La bonne nouvelle c’est que la souffrance émotionnelle diminue au fur-et-à mesure que les habilités psychologiques augmentent….mais la douleur de vivre ne disparaîtra jamais complètement! C’est pour cela qu’il essentiel de cultiver la joie de vivre sur le long cours.

Biais pour la négativité

À la lumière des découvertes en neuropsychologie, nous savons que le cerveau a un biais pour la négativité. Son rôle premier est celui d’être aux aguets de la survie. De nos jours, les dangers de mort sont plutôt rares mais le cerveau archaïque continue à être vigilant. Il fait sa job! Les problèmes et les stresseurs sont brûlés à vif pour ne pas être oubliés. Le cerveau rumine, au cas où… Merci l’anxiété!

Apprendre la positivité 

Heureusement, le cerveau a aussi des capacités étonnantes pour se reprogrammer pour la positivité. C’est ce que l’on appelle la ‘neuroplasticité’. Nous pouvons donc encourager les états d’esprit lumineux, vibrants, empreints de beauté et joie de vivre. Mais avant d’arriver à une joie profonde et durable, un processus graduel est mis en place car l’apprentissage de la joie va à l’encontre des tendances du cerveau.

Stimuler la joie

Ce qui est merveilleux, c’est plus on stimule des états de joie grâce à des exercices dynamiques, plus le corps secrète l’ocytocine (l’hormone de l’amour) et les endorphines (hormones du bien-être)… Et en tant que mammifères sociaux, il est naturel pour nous de partager notre amour, nos idées, notre créativité. Nous avons un besoin fondamental de nous toucher les uns les autres: corps, cœur et esprit. Ici, la psychothérapie permet de développer et pratiquer les compétences relationnelles pour vivre une meilleure vie.

Le groupe L’art de la joie

Dans un groupe complice comme celui de L’art de la joie que je lance en septembre, l’esprit s’ouvre et le chemin dans le cerveau se trace plus rapidement. Les neurones se renforcent et une nouvelle empreinte joyeuse est créée dans le présent. Le message ‘j’aime ta vitalité’ est bien enraciné.

Heather Veltman, Ph.D.
Art Ed. Psychothérapeute
Permis OPQ

* Le genre est expressément alterné dans ce texte

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L’art de la joie, atelier de groupe, 6 vendredis soir 18h00 à 21h00. Début 27 septembre 2019. Centre Un Pas Vers Soi, 2450 rue Beaubien dans le quartier de Rosemont à Montréal. Prix $360. Places limitées.

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La joie et le bonheur

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L’art de la joie (1)

Qu’est-ce que la joie? Quelle question fabuleuse! Quelle proposition réjouissante de tenter d’y répondre!

Une recherche rapide nous donne des synonymes : enchantement, ravissement, bien-être, allégresse. Et encore : exaltation, jouissance, exstase…La joie dépasse le bonheur dans son intensité.

Le bonheur 

Quoiqu’il y ait certes des liens entre le bonheur et la joie, le bonheur est davantage lié à des circonstances externes comme les relations interpersonnelles ou les évènements de la vie. Comme on a peu de contrôle sur ces facteurs, les expériences heureuses sont tempérées par les expériences malheureuses.

Un état d’esprit 

La joie, elle, relève plutôt d’une attitude du cœur et d’une intériorité de l’esprit. On est en paix avec qui l’on est, comment l’on est et pourquoi l’on est là sur cette terre. C’est un sentiment de sécurité existentielle qui donne l’espoir et l’énergie nécessaires pour suivre ses rêves.

Une vitalité corporelle

On peut aussi dire que la joie est une vitalité vécue dans tout le corps qui est empreinte de chaleur, de vibrations agréables, d’une magie légère mais bien ressentie, vécue ici-et-maintenant. La respiration fait augmenter les sensations joyeuses. Hmmm… c’est bon!!! Au niveau biologique, des hormones puissantes sont sécrétées lorsque l’on vit de la joie. Les endorphines, ces opioïdes naturels du corps, nous font sentir l’euphorie d’être pleinement vivant. L’oxcytocine, l’hormone de l’amour, encourage l’amitié, les liens amoureux et sexuels, et le tissage des liens familiaux et sociaux.

La joie procure une intimité profonde avec soi-même, dans une cohérence avec la vie. Et si je me sens bien, je veux le vivre et le partager avec toi!

Stimuler la joie 

Nous pouvons stimuler l’expérience de la joie qui fait partie de notre héritage humain grâce à des exercices psychocorporels spécifiques. Dans mon prochain billet, j’explique le processus par lequel on peut favoriser une tendance joyeuse même si le bonheur n’est pas au rendez-vous.

L’atelier L’art de la joie

Si cela vous intéresse davantage, je vous invite à vous joindre à mon nouveau groupe L’art de la joie, d’une durée de 6 semaines qui commence en septembre 2019 pour apprendre à renforcer l’accès plus direct à la joie, grâce à la neuroplasticité positive.

Heather Veltman, Ph.D.
Art Ed. Psychothérapeute
Permis de l’Ordre des Psychologues du Québec

L’art de la joie, atelier de groupe, 6 vendredis soir 18h00 à 21h00. Début 27 septembre 2019. Centre Un Pas Vers Soi, 2450 rue Beaubien dans le quartier de Rosemont à Montréal. Prix $360. Places limitées.

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Faire ‘comme si’

IMG_20190724_144327 (1)Avez-vous déjà été en colère mais au moment d’en parler avec la personne concernée, le courage vous manque et vous n’arrivez pas à vous exprimer? Ou pire, vous faites comme si tout va bien? Dans la psychothérapie corporelle intégrée (PCI), nous explorons les écarts d’authenticité dans les relations interpersonnelles.

Faire semblant

À quoi bon de ‘faire semblant’? et pourquoi est-ce si difficile de confronter l’autre ouvertement, pour enfin se sentir mieux? Dans le bureau de la psychothérapeute, nous prenons le temps de comprendre cette réaction qu’on peut interpréter comme un indice d’envahissement. Quelque chose a été dit ou fait (ou n’a pas été dit, n’a pas été fait) qui a blessé. La colère monte et ça serait approprié de nommer son expérience pour régler la situation de façon mature. Mais quand vient le moment, la colère semble disparaître et la personne n’ose plus parler pour préserver le lien. Pourquoi prendre le risque d’être rejetée ou abandonnée? Dire ou pas dire? C’est coinçant!

Apprivoiser le prédateur

En termes neurobiologiques, ‘faire comme si‘ s’apparente à une séduction secrète que l’on pourrait nommer ‘apprivoiser le prédateur’. Cela fait partie de la gamme des réactions de survie en lien avec notre évolution d’espèce. En faisant semblant, à l’instar d’un crapaud qui fige, on évite l’attaque de l’autre, mais la tension demeure.

Pour dénouer la réaction automatique de survie, nous devons retracer la source de l’empreinte relationnelle qui aurait fait figer la personne dans son passé. Vraisemblablement cela remonte à l’enfance ou l’adolescence, les deux grandes périodes de foisonnement cognitif, émotif, psychosocial, etc. Qu’on le veuille ou non, les parents–ces deux géants–influencent avec leurs personnalités et leurs dynamiques. Lorsqu’il y a du stress, des débordements ou des crises dans la famille d’origine, la jeune personne développe des stratégies d’adaptation défensives pour protéger son intégrité quand elle se sent menacée.

Avancer et reculer 

S’il* se sent trop seul, triste ou abandonné, ou s’il a l’impression que le parent est en détresse, l’enfant s’avance pour l’aider et pour recevoir de l’attention. Lorsqu’il est envahi ou blessé, il recule et se retranche pour se protéger. Mais lorsque les deux blessures émotionnelles sont présentes en même temps, par exemple si un parent colérique blâme mais se désinvestit, cela devient trop difficile à tolérer. La vigilance et l’ambivalence s’installent car la sécurité est perdue. Il n’est pas possible de s’avancer pour se consoler. La peur stimule la réaction de survie, ce qui enclenche dans le système nerveux un mouvement de fuite, mais dans l’environnement familial, celle-ci est bloquée. Pas possible d’avancer, ni de reculer, c’est la ‘double contrainte’.

Comme adulte, cette blessure relationnelle crée la tendance à garder l’autre à distance, ni trop proche, ni trop loin. On souhaite l’amour, on l’attire mais on le repousse pour ne pas être vulnérable dans l’intimité. Ne pas s’engager, ni mettre un terme, douter, désirer, rationaliser, éviter…ce n’est pas reposant!

La faille d’authenticité

Et c’est dans cet espace qu’on protège son image par la faille d’authenticité. La colère fait en sorte qu’on ne se laisse pas dire quoi faire, qu’on se fait une idée toute faite de comment les choses devraient se dérouler et qu’on y tient à tout prix! Les raisonnements et justifications servent à ne pas sentir l’impuissance et le déchirement douloureux d’avoir été envahi et abandonné à la base, par un parent censé nous aider.

Comment sortir de l’impasse? La psychothérapeute apaise la cliente en créant un lien non-menaçant, rassurant par sa solidité et son détachement. Elle encourage la cliente à être plus vivante en augmentant sa conscience corporelle pour enfin ressentir et nommer ce qui est vrai pour elle, sans jugement et sans rien forcer.

Reconnaître le style défensif

La thérapeute PCI suit le va-et-vient de la présence en relation, sans pour autant entrer en collusion avec la défense, mais pour la rendre visible. L’emphase est mise sur le processus relationnel et non le contenu (l’histoire que la personne se raconte). Grâce à la respiration et à la résonance émotionnelle vécue dans le corps à travers l’alliance psychothérapeutique, l’intimité avec soi-même et les autres est rétablie.

Vive l’expansion du vrai-soi et bye-bye les défenses!

–Heather Veltman, Ph.D.

*Le genre est expressément alterné dans ce texte

Suivre sa voix intérieure

IMG_20190702_160521Comment reconnaître sa voix authentique parmi les différentes voix contradictoires de la raison, des émotions, du coeur?

La raison

La première ‘voix’ qui nous joue des tours est celle de la raison. La voix rationnelle est reine! Elle analyse et tire des conclusions rapidement en se fiant à des données: A, B, C. Lorsqu’il s’agit de prendre une décision concernant une relation ou un conflit quelconque (où les données sont disons floues), le calme rationnel est peu rassurant, satisfaisant ou convaincant car cette forme de pensée est détachée des émotions. Elle s’opère dans les lobes frontales du néocortex gauche dans une zone du cerveau qui ne touche en aucun point au cerveau émotionnel limbique. C’est pourquoi la voix de la raison peut manquer sa cible par rapport aux relations interpersonnelles en se basant sur des informations erronées, projetées ou fabulées. Cette voix peut être déconnectée du vrai ressenti de la personne…. tout en se prenant pour le vrai Soi!

Les émotions

En revanche, les émotions se manifestent de façon chaotique et sont vécues avec beaucoup d’intensité. Elles s’expriment dans le corps via un langage non-verbal parfois complexe à décoder et souvent en dissonance avec la raison. D’ailleurs il est bien documenté que le cerveau émotionnel domine le rationnel dans la prise des décisions. Le coeur veut ce que le coeur veut!!!…même si ce n’est pas bon pour nous.

Beaucoup de personnes arrivent dans le bureau d’une psychothérapeute aux prises avec des émotions fortes vécues dans la souffrance. Cependant l’expérience émotive est difficile à mentaliser. Lorsqu’on demande au client ”qu’est-ce qui se passe? quelle est cette émotion, comment se manifeste-elle, d’où vient-elle?” La réponse fréquente est ”je ne sais pas!” Le corps se bloque pour empêcher la circulation d’une intensité perçue comme dangereuse. C’est la réaction de survie provoquée par un déclencheur qui fait remonter le matériel inconscient de l’histoire de la personne, lié aux blessures et traumatismes du passé. La voix passionnelle de l’émotion n’est pas toujours en résonance avec l’expérience réelle de la personne, ni avec son pouvoir personnel ou ses besoins. Bonjour le dérapage!

Calmer le système d’alarme

Pour aider la cliente à revenir dans un espace d’authenticité pour prendre des décisions éclairées en suivant sa vraie voix intérieure, nous l’invitons à se brancher au ressenti subtil de ses sensations. La partie centre des lobes frontales permet la conscience corporelle dite intéroception. Par la respiration nous calmons le réflexe de survie en communiquant avec le cerveau limbique et son système d’alarme, l’amygdale et le nerf vagal, que tout va bien. Les exercices de la Psychothérapie Corporelle Intégrée (PCI) permettent de laisser aller le contrôle de la tête pour ouvrir le corps et calmer le cœur.

La voix intérieure

On peut donc affirmer que la vraie voix intérieure est dans le corps, lieu de notre première expérience du Soi. Lorsque le corps est apaisé, en sécurité, il n’y a pas de lutte, il n’y rien à changer, il n’y a pas de bonne réponse, il n’y a pas de jugement. Il y a juste ici-et-maintenant, thérapeute et client, toi et moi, un mercredi après-midi à 15h00. Des émotions, des pensées. Pas de danger de mort. Nous allons respirer pour sortir de la panique et la contraction de la survie.

Le coeur

Quand le corps s’ouvre, touché par l’émotion, la compréhension arrive. Les connexions neuronales brisées se réparent. Les blessures créées en relation se réparent en relation, aujourd’hui. La psychothérapeute ancre le message ”j’ai confiance en toi.”

–Heather Veltman, Ph.D.

Sortir du mal-être

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La psychothérapie PCI aide à soulager la détresse émotionnelle que l’on pourrait nommer ‘fragmentation psychologique’. Cet état de désorganisation rend une personne malheureuse car elle n’a plus accès à ses ressources et ses mécanismes d’adaptation.

La fragmentation psychologique 

La fragmentation fait vivre des affects tels que la dépression, la tristesse, l’épuisement, la déconnexion, l’isolement, l’aliénation, l’impression d’être une mauvaise personne qui a tout raté dans sa vie. C’est un sentiment douloureux d’éclatement de l’identité adulte qui plonge la personne dans ce que la bouddhiste Pema Chödron nomme l’annihilation. Dans sa forme aiguë, cela peut durer quelques heures, quelques semaines ou quelques mois. Les épisodes sont cycliques, provoqués par des déclencheurs souvent inconscients.

Les empreintes relationnelles

Lorsque nous amorçons le travail psychothérapeutique, nous découvrons les blessures et traumatismes du développement à l’origine du sentiment d’impuissance qui cause la fragmentation. Les empreintes, brûlées à vif dans le cerveau, stimulent le système de survie dans le corps, impliquant adrénaline et cortisol. Ainsi lorsqu’un déclencheur provoque l’adulte d’aujourd’hui dans la négativité, son corps se braque pour se défendre, mais comme jadis, cela ne fonctionne pas et il tombe dans l’apathie de l’affaissement.

Outils de guérison

La psychothérapeute PCI aide la personne à sortir du trou noir de la fragmentation avec des outils spécifiques, des exercices et des messages bienveillants pour éloigner la dissociation liée au passé et ramener la présence ici-et-maintenant avec compassion. La respiration profonde permet de se rappeler qu’il n’y a pas de réelle menace à la survie. La souffrance est bien là mais elle n’est pas dangereuse. On va respirer dedans pour l’apprivoiser, pour être plus grand que sa panique ou sa peur. On fera de la place à l’intérieur pour tout ce qui est vrai dans le but de laisser passer la vague.

Au fil des rencontres, la psychothérapeute crée un climat de sécurité affective et relationnelle pour restaurer le système nerveux parasympathique, favorisant la détente, l’affection, l’espoir. Ensemble nous traverserons la fragmentation pour permettre la réintégration du Soi.

–Heather Veltman, Ph.D.